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Est-ce que l’entraînement court est efficace ?

J’entends systématiquement les gens attribuer à l’entraînement et à l’alimentation un pourcentage d’importance.

Ce serait donc une évaluation d’une part de la réussite des objectifs.

Par exemple : 30 % pour l’entraînement et 70 % pour l’alimentation…

Je ne sais pas sur quel barème ces savantes proportions sont établies… ne me posez pas la question.

D’ailleurs, lorsque je demande sur quels critères ils ont déterminé le pourcentage de l’entraînement ou de l’alimentation, je n’ai pas de réponse.

Je n’en ai d’ailleurs jamais eu.

Il y a comme cela un certain nombre de lieux communs qui fleurissent, qui animent la culture physique… et qui la pourrissent parfois aussi.

On ne sait pas vraiment où toutes ces légendes prennent racine.

Je vous engage à lire un de mes articles sur le sujet, voici le lien ci-dessous:

Les mythes et légendes en musculation que vous devez arrêter de croire

Comment peut-on attribuer un pourcentage à l’un ou l’autre de ces deux paramètres ?

Ils contribuent certes à progresser mais dans quelle proportion ?

Et que fait-on de la récupération ?

Que fait-on de l’investissement mental ?

Et dans l’investissement mental, quelle part accordons-nous au désir ?

Quelle part aux techniques de visualisation ?

Et pour les pratiquants qui se dopent, quel est le pourcentage de la progression que l’on pourrait attribuer à la chimie ?

Probablement 100 %, pour certains d’entre eux, tellement leur alimentation est déplorable et leurs entraînements hors de contrôle.

Si on veut pousser la réflexion un peu plus loin, quelle serait cette alimentation qui vaudrait 60, 70, 80 % de la réussite de vos objectifs?

Chacun y va de sa propre nutrition, de ses certitudes, de ses modes, de sa culture, de ses réussites mais également de ses erreurs.

Alors quid de cette nutrition si parfaite…

Concernant l’entraînement, puisque c’est le cœur du sujet de mon article, comment pourrions-nous lui attribuer cette fameuse part ?

Quels seraient alors les critères qui feraient que votre entraînement serait optimum ?

Qu’est ce qui ferait qu’il soit totalement efficient ?

Quel serait cet entraînement qui permettrait d’endosser cette part de réussite, ce pourcentage qui pour certains est équivalent à la nutrition et parfois même supérieur ?

J’ai une idée très précise sur le sujet, plutôt des idées précises que je partage avec vous au fil de mes articles, de mes posts et de mes vidéos.

Ce qui rend véritablement votre entraînement efficace, ce sont les paramètres d’intensité.

Dans ces conditions, l’entrainement peut représenter un 100%, comme la nutrition lorsqu’elle est parfaitement adaptée, comme les aspects mentaux lorsque vous êtes totalement impliqués.

Chaque aspect devient 100% de la réussite.

Pour ceux qui n’ont pas téléchargé mon E-book, dans lequel je parle des paramètres d’intensité, voici le lien :

« Les 10 règles essentielles pour progresser après 40 ans »

S’entraîner longuement et mal, n’a évidemment aucun intérêt sauf celui de vous fatiguer, d’éroder votre véhicule (votre corps) et d’anéantir votre motivation…

Mais également de vous faire perdre votre temps.

S’entraîner longuement et bien, est de mon point de vue, une incohérence.

Lorsque l’entraînement est trop long, on ne peut pas maintenir d’intensité, je parle véritablement d’intensité.

Sauf dans de rares cas où le pratiquant, devrais-je dire plutôt l’athlète, possède des capacités physiques hors normes.

Je pense particulièrement à l’endurance de puissance mais également à une capacité élevée à la récupération et une propension naturelle à la robustesse articulaire, tendineuse, osseuse et musculaire…

Sans parler de l’implication mentale qui défie parfois l’entendement.

En plus de 35 ans, je n’en ai vu que quelques uns…

Soyons clair sur ce point, lorsque je parle d’entraînement longs, je ne parle évidemment pas des pratiquants qui passent des heures à la salle de sport.

Ceux qui prennent des temps de repos de cinq minutes entre chaque série, sous prétexte qu’ils travaillent lourd, et dont la proportion à s’entraîner est deux à trois inférieure à la capacité qu’ils ont de discuter.

Je parle bien d’entraînement longs où les séries sont enchaînées avec des temps de repos raisonnables et en excluant bien sûr le bavardage et le pianotage téléphonique.

Dans l’absolu, court ou long est une notion relative, nous parlons bien ici de temps…

Court pour certains peut signifier long pour d’autres.

C’est encore une question de point de vue.

Néanmoins, si je devais donner une notion factuelle, un temps déterminé en fonction des groupes musculaires, je dirais :

Court se situerait entre 15 minutes et 35 minutes

Long se situerait au-delà.

Pour exemple, lorsque je vois des pratiquants faire les cuisses pendant 1h ou 1h30 et je ne parle là que des flexions et des extensions pour les quadriceps, je ne peux m’empêcher de penser, que pour la majorité d’entre eux, c’est peine perdue.

Il ne manquerait plus qu’ils fassent une séance de rappel le lendemain…

En conclusion, je pense que seuls les entraînements courts exécutés avec une grande intensité, et de surcroît conscientisés, c’est-à-dire en élevant son niveau d’implication mentale au maximum, donne une efficacité optimum.

Le reste, c’est de la perte de temps.

Certains diront en lisant mon article que de toute façon, tous les chemins mènent à Rome et ce qui ne convient pas pour les uns, peut convenir pour les autres.

Oui effectivement, c’est tout à fait vrai, mais pour aller à Rome en partant de Toulon, je préfère passer par Vintimille.

D’autres préféreront passer par Munich.

En ce qui me concerne, le chemin sera plus court, j’arriverai plus vite à destination.

Ce que je vous explique vous semble logique ?

Prenez le temps de réfléchir avant d’agir.

Philippe LAMACHE

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À propos de l'auteur Philippe LAMACHE

Je m’appelle Philippe LAMACHE, je suis coach sportif, coach mental, spécialisé dans l’alimentation et les compléments alimentaires pour sportifs ainsi que dans l’alimentation santé. Depuis plus de 35 ans, je coach des hommes et des femmes pour la pratique pure de la culture physique mais également pour améliorer les qualités physiques d’athlètes amateurs et professionnels, dont quelques champions, et cela dans bon nombre de sports individuels et collectifs.

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