Nous vivons un déferlement d’informations, de mots et d’images à travers les médias «traditionnels» que sont la télévision, la radio et la presse papiers.
Ceux-ci étant même devenus, avec le temps, « l’information en continue ».
Ce que cela veut dire, c’est que les médias nous noient continuellement sous un flot de nouvelles répétitives.
La plupart du temps, elles sont totalement anxiogènes.
Dans le sens où ils ne nous cultivent pas.
Ils nous informent bien sûr, lorsque par exemple, nous apprenons qu’un pont s’est écroulé emportant avec lui d’innombrables vies et son cortège d’histoires effrayantes et de dénouements catastrophiques.
Ils nous apprennent aussi qu’un scandale sanitaire a fait au moins 1500 morts et qu’il y aurait probablement le double ou le triple de victimes…
Nous pourrions faire la liste, des crimes, guerres, attentats, escroqueries et autres catastrophes naturelles dont ces médias se nourrissent et qu’ils nous injectent sous perfusion 24 heures sur 24.
Il y a de plus, depuis quelques années, Internet, d’un point de vue général et plus spécifiquement l’omniprésence des réseaux sociaux.
Ils nous submergent, ils nous « tsunamisent ».
C’est inimaginable à quel point nous sommes bombardés d’images et de mots.
Est-ce qu’elles nous intellectualisent ?
Je ne le pense pas…
Vu le niveau d’analphabétisation qui gagne des parts de marché d’années en années, l’entreprise de la bêtise prolifère de façon exponentielle.
Celle-ci a vraiment de beaux jours devant elle.
Il n’est évidemment pas question que d’instruction mais également de bon sens, de libre arbitre et d’intelligence.
J’ai la forte impression qu’en l’espace d’une à deux générations, les cerveaux se sont « hypotrophiés ».
Les idées se sont raccourcies, au point d’être inconsistantes, vides de sens, de philosophie et de spiritualité.
En moins de 40 ans, malgré tous les moyens dont nous disposons pour nous instruire, notre chute culturo-intellectuelle a été vertigineuse.
C’est l’effondrement de l’esprit d’une génération qui a transmis épigénétiquement à la suivante, ses nouveaux caractères génétiques déficients.
La France est certainement le meilleur des moins bons élèves dans ce domaine.
En effet, l’école française était parmi l’élite mondiale, elle est aujourd’hui totalement larguée.
Cette enquête internationale fait référence en la matière, elle mesure tous les trois ans les acquis scolaires des jeunes de 15 ans.
Elle évalue leurs performances, en lecture, mathématiques et sciences.
Dans ce même classement : l’Estonie est 3ème et le Vietnam 8ème.
Les enfants passent pourtant une partie importante de leur existence à recevoir l’enseignement.
Mais alors, quels sont ces mots répétés à longueur de journée qui leur enseignent finalement peu et de moins en moins.
Ceci est un autre débat…
Parmi les flots de mots, il y a évidemment tous ces échanges de personne à personne ou de groupes à groupes; ils ne font que nourrir les conversations de comptoir.
Ces conversation où l’on se plaint chacun son tour et où l’on raconte son existence sans saveur, ses difficultés et ses tourments.
Lors de ces conversations, l’égo se nourrit d’être enfin protagoniste d’une histoire, tenir enfin le premier rôle aussi morne soit-il.
Mais là encore, point de connaissances, du bavardage tout au plus.
Celui-ci est retranscrit dans un de ses ouvrages: le livre de la méditation et de la vie.
14 avril
Une vue de l’esprit
« Ce que nous appelons notre amour est une vue de l’esprit. (…) Or l’amour n’est pas une fusion, un ajustement réciproque – il n’est ni personnel ni impersonnel, c’est une modalité d’être, un état.
L’amour ne connaît ni fusion ni diffusion, il n’est ni personnel ni impersonnel, c’est un état d’être que l’esprit n’est pas apte à trouver ; il peut le décrire, le désigner, le nommer, mais le mot, la description ne sont pas l’amour.
Ce n’est que lorsque l’esprit est silencieux et immobile qu’il peut connaître l’amour, et cet état de tranquillité n’est pas une chose qui se cultive. »
Dans ce cours extrait, Jiddu Krishnamurthi dit clairement que le mot n’est pas la chose.
Je pense que chaque chose, pour être véritablement comprise doit être vécue.
Les mots sans l’expérience, ne sont que vagues théories, une sorte de pays lointain dont on nous a parlé et dont on parle à notre tour mais pour lequel on ne connaît ni la terre, ni les odeurs, ni les gens…
Remarquez que nous nous approprions la plupart du temps l’expérience des autres pour en faire une pâle copie.
Nous sommes influencés par notre parcours de vie, nos joies, nos désillusions, nos victoires et nos défaites.
Nous avons pris l’habitude de nous exprimer sur tout, sans expertise, comme de bons « mauvais supporters ».
Ceux qui font, refont et défont les matchs sans avoir, la plupart du temps, pratiqués la discipline ou si peu…
Assurément aucun crédit, même lorsque l’expérience est vécue, elle est si personnelle qu’elle ne représente finalement qu’un point de vue.
Alors, lorsque ce ne sont que des mots sans expérience, vous imaginez à quel point la caution est faible…
Sommes-nous arrogants à ce point ?
Oui, nous le sommes !
Expérimentons, enrichissons-nous en faisant, alors pointera l’écueil du savoir.
Les hommes d’esprit et d’expertise ne tartinent pas le monde d’une boue de mots et d’idées indigestes.
C’est un signe, dorénavant, vous pourrez aisément démasquer l’usurpateur de connaissances, vous saurez à qui vous avez à faire.
Ce que je vous explique vous semble logique ?
Prenez le temps de réfléchir avant d’agir.
Philippe LAMACHE
Je m’appelle Philippe LAMACHE, je suis coach sportif, coach mental, spécialisé dans l’alimentation et les compléments alimentaires pour sportifs ainsi que dans l’alimentation santé. Depuis plus de 35 ans, je coach des hommes et des femmes pour la pratique pure de la culture physique mais également pour améliorer les qualités physiques d’athlètes amateurs et professionnels, dont quelques champions, et cela dans bon nombre de sports individuels et collectifs.
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