Pourquoi ne plus boire d’alcool ?

Je souhaiterais vous faire passer un message qui, pour moi, est d’une importance capitale et d’une grande fraternité. Je ne suis évidemment qu’un messager, rien de plus… Mais c’est avec le cœur et avec une grande conviction que je partage ce que d’autres ont déjà dit et écrit bien avant moi, sans d’autre intérêt que d’œuvrer pour le bien de chacun.

Vous savez à quel point je m’inscris dans une démarche hygiéniste, et cela dans tous les sens du terme : physique, mental et spirituel. C’est ce que j’ai de plus important aujourd’hui à partager avec vous.

De nombreuses fois, je tente de convaincre qu’il est sage, pour la santé physique, plus respectueux pour l’esprit, plus en phase avec une démarche spirituelle, de ne plus boire une goutte d’alcool.

Alors soyez attentif, pour donner à ces mots toute leur résonance et leur force.

La plupart des gens n’ont aucune idée de ce qu’est l’alcool

Ils pensent que l’alcool est juste une boisson. Une boisson que l’on boit lors de soirées. Une boisson qui aide à se relaxer.

Mais ce n’est pas du tout cela.

L’alcool, c’est de l’éthanol. Il s’agit exactement du même composé chimique que celui utilisé dans les solvants de nettoyage industriels, les diluants à peinture et l’antigel. Lorsque vous en buvez, vous consommez en réalité une substance toxique, que votre corps reconnaît instantanément comme un poison.

Qu’est-ce qui se passe au niveau du cerveau ?

Lorsque l’alcool pénètre dans votre système sanguin, il traverse la barrière hémato-encéphalique en quelques minutes seulement. Votre cerveau ne possède aucun mécanisme de défense pour lutter contre cela.

Une fois l’éthanol absorbé, cela ne vous détend pas du tout. Au contraire : l’éthanol commence à désactiver votre cortex préfrontal, la partie du cerveau responsable de la prise de décision, du contrôle des impulsions et de la pensée rationnelle.

Cet état d’euphorie que vous ressentez ? Il s’agit en fait de lésions cérébrales qui se produisent en temps réel.

Qu’est-ce qui se passe au niveau du foie ?

Votre foie traite l’alcool comme une urgence. Il stoppe tout afin de pouvoir le métaboliser : le métabolisme des graisses cesse, le traitement du cholestérol s’arrête, la régulation du glucose est interrompue.

Le foie transforme l’éthanol en acétaldéhyde, un composé jusqu’à 30 fois plus toxique que l’alcool lui-même. L’acétaldéhyde est tellement toxique qu’il est classé cancérogène du groupe 1 par l’Organisation Mondiale de la Santé — au même titre que l’amiante et les radiations.

Voilà ce qui inonde tout votre système à chaque verre.

Chez près de 90 % des personnes qui consomment de l’alcool en excès, des graisses commencent à s’accumuler dans les cellules du foie au bout de quelques jours seulement. C’est ce qu’on appelle la stéatose hépatique : le foie se gorge littéralement de graisse, car il ne parvient plus à éliminer les dommages.

La bonne nouvelle ? C’est réversible en seulement trois semaines d’abstinence.

La mauvaise nouvelle ? La plupart des gens ne s’arrêtent pas. La graisse reste, l’inflammation s’aggrave, et finalement des cicatrices se forment.

Mais l’alcool ne détruit pas seulement votre foie…

L’alcool et la dopamine

L’alcool modifie le système de récompense du cerveau en détournant les voies de la dopamine. À chaque fois que vous buvez, votre cerveau libère une grande quantité de dopamine, le neurotransmetteur associé au plaisir et à la récompense.

Mais voici ce qu’on ne vous dit pas : votre cerveau s’adapte. Avec le temps, il produit moins de dopamine naturellement. Vous avez alors besoin d’alcool pour vous sentir normal et, sans lui, vous vous sentez anxieux, déprimé et vide.

Quelle est la dose d’alcool recommandée ?

L’industrie de l’alcool a dépensé des milliards pour vous convaincre que boire est normal, que c’est raffiné, que cela fait partie des festivités, et que c’est inoffensif, voire bon pour la santé.

Or, il n’existe aucun seuil de consommation d’alcool sans risque.

La revue The Lancet, l’une des plus prestigieuses au monde, a publié en 2018 une étude exhaustive analysant des données provenant de 195 pays : « Alcohol use and burden for 195 countries and territories, 1990–2016 » (GBD 2016 Alcohol Collaborators). Leur conclusion, citée textuellement par les auteurs : « the safest level of drinking is none » — le niveau de consommation le plus sûr est zéro. Zéro verre par semaine est donc la seule consommation sans risque. Chaque verre, même petit, augmente le risque de cancer, de maladies cardiovasculaires, de lésions hépatiques et de déclin neurologique.

L’alcool et le cancer

L’alcool est directement responsable de sept types de cancer : la bouche, la gorge, l’œsophage, le foie, le côlon et le sein. Le risque augmente dès un verre par jour, et croît ensuite de façon exponentielle.

Les femmes qui consomment de l’alcool avec modération ont cinq fois plus de risques de développer un cancer du sein que les non-buveuses. Les hommes qui consomment de l’alcool de façon excessive ont 82 % plus de risques de faire un AVC.

Il ne s’agit pas de cas isolés. Ce sont des conséquences documentées, reproductibles et scientifiquement validées, qui touchent des millions de personnes chaque année.

L’alcool et les calories

Votre corps ne reconnaît pas les calories de l’alcool comme il reconnaît celles des aliments. Lorsque vous consommez de l’alcool, votre cerveau ne modifie pas votre appétit pour compenser : ces calories sont invisibles pour votre système de régulation de la faim.

Ainsi, vous buvez 200 calories de vin, puis vous mangez un repas complet comme si de rien n’était. C’est pourquoi on prend si facilement du poids lorsqu’on boit. L’alcool est véritablement le roi des calories vides, avec 7,1 calories par gramme — soit presque le double des protéines ou des glucides.

L’alcool et le sommeil

On aurait tendance à penser que l’alcool facilite le sommeil et favorise l’endormissement, notamment grâce à son effet sédatif. En réalité, il n’en est rien : l’alcool perturbe les cycles du sommeil et exacerbe certains troubles comme l’insomnie, l’apnée du sommeil, les ronflements et les troubles respiratoires du sommeil.

Ce que l’on consomme comme alcool en moyenne

Selon les données de Santé publique France, la consommation moyenne d’alcool pur s’élève à 10,4 litres par an et par adulte en 2021, ce qui place l’Hexagone parmi les plus gros consommateurs d’Europe occidentale.

Si l’on traduit cela en volume de boissons, cela équivaut à environ 100 litres de vin, 180 litres de bière ou 25 litres de spiritueux par an, selon les préférences individuelles.

Ce que l’alcool coûte

Sur la base d’une consommation moyenne de dix verres par semaine, on atteint environ quarante verres par mois.

En France, une bière pression coûte entre 3,50 € et 6 €, selon les régions et les établissements. En prenant un prix moyen de 5 €, cela représente environ 200 € dépensés dans le mois si l’on en boit régulièrement.

Pour le vin, souvent commandé au restaurant ou au bar, le prix d’un verre varie entre 4 € et 8 €, ce qui porte la facture mensuelle entre 160 € et 320 €, selon les habitudes.

Les amateurs de cocktails ne sont pas en reste. Même consommées plus occasionnellement, quelques soirées suffisent à alourdir l’addition : quatre cocktails par week-end à 10 € chacun représentent déjà 160 € en un mois.

Un consommateur modéré, qui achète principalement de l’alcool en supermarché, dépense autour de 80 € par mois.

Mortalité et dommages collatéraux

Près de 50 000 morts par an chez les adultes sont attribuables à l’alcool. En 2011, l’alcool était à l’origine de 800 000 séjours hospitaliers.

Les dommages ne s’arrêtent pas à celui qui boit : une grande partie des actes de délinquance et de violence y est liée.

  • 25 % des condamnations (75 000 ivresses publiques et manifestes)
  • 290 300 infractions de sécurité routière
  • 372 000 contrôles d’alcoolémie positifs
  • 40 % des violences familiales et/ou conjugales
  • 25 % des faits de maltraitance à enfants
  • 30 % des viols et agressions sexuelles (50 000 par an)
  • 30 % des faits de violence générale (200 000 personnes)

L’alcool est la cause directe ou indirecte de 900 000 crimes et délits par an. Conséquence : plus de la moitié de l’activité de la police et de la justice est consacrée à la répression des infractions directement liées à l’alcool ou aux drogues.

L’alcool, produit qui procure le plus de plaisir, est surtout le plus dangereux.

Quand on comprend la véritable nature de l’alcool, tout change

Ce n’est pas une boisson. Ce n’est pas une récompense. Ce n’est pas un plaisir inoffensif.

C’est un produit chimique industriel, neurotoxique, cancérigène et addictif, qui endommage tous les organes dès son entrée dans le sang. Si nous le traitons différemment, c’est uniquement parce que l’industrie de l’alcool a réussi à banaliser ce poison.

Ce n’est pas parce que vous luttez contre l’alcool que vous êtes faible. Vous n’êtes ni brisé ni impuissant. Vous êtes un être humain dont le cerveau a été conditionné chimiquement à désirer une substance conçue pour créer une dépendance.

Une fois que vous aurez compris la véritable nature de l’alcool, vous pourrez enfin vous en libérer.

Le conseil pratique

  • Observez une pause de trois semaines sans alcool : c’est le délai documenté pour commencer à inverser la stéatose hépatique (accumulation de graisse dans le foie).
  • Remplacez le rituel, pas seulement la boisson : si l’alcool est associé à un moment social ou à une détente, trouvez un geste de substitution (infusion, eau pétillante aromatisée, marche) qui occupe la même place dans votre routine.

Appel à l’action

Si ce texte résonne en vous, et que vous souhaitez être accompagné pour revoir votre hygiène de vie dans sa globalité — alimentation, sommeil, activité physique — contactez-moi.

Si vous ou un proche rencontrez des difficultés à contrôler votre consommation d’alcool, n’hésitez pas à vous rapprocher d’un professionnel de santé ou d’une structure d’accompagnement spécialisée.

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Philippe LAMACHE — Coach sportif, mental et nutritionnel depuis 40 ans.

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