Es-tu en paix avec ton assiette ? La check-liste des 13 points essentiels
Être en paix est réellement LA QUÊTE que nous devrions suivre — le vrai et le seul chemin initiatique.
Être en paix avec son assiette implique finalement une paix en chaque chose. Elle s’inscrit dans la recherche d’une paix globale.
Que pourrions-nous souhaiter de plus que la paix ?
1. Pourquoi la paix avec son assiette est-elle si rare ?
Nous vivons déjà une existence conflictuelle en notre propre sein, avec nous-même. Nous sommes en rivalité avec nos collègues de travail, notre conjoint, nos propres enfants, nos parents, avec des individus que nous connaissons à peine et pour des raisons totalement futiles.
Avant d’obtenir une paix profonde et totale, pourquoi ne commencerions-nous pas par nous sentir en harmonie avec ce que nous mangeons ?
Nous voyons certains prophètes de l’introspection, des gourous de la méditation contemplative, des grands maîtres parés de toges et d’artifices, qui nous expliquent comment se sentir parfaitement bien à tous les étages — possédant une paix intérieure inondée de lumière — tout en arborant une obésité morbide.
Pensez-vous vraiment que l’on puisse atteindre le firmament en traînant des enclumes toute la journée, avec des risques inconsidérés de pathologies mortelles qui pèsent sur votre intégrité physique ?
Ce n’est peut-être pas impossible — tout est possible en ce monde — mais l’exception ne fait pas la règle.
Jusqu’à ce jour, nous avons rencontré, ma femme et moi-même, très peu de gens en paix avec leur assiette. Et il y en a d’ailleurs de moins en moins. Ce n’est même plus une question de poids ni d’âge : la malbouffe est en train d’avoir raison de toutes et de tous.
2. Pourquoi mangeons-nous vraiment ?
Normalement, on devrait manger pour une seule et unique raison : parce qu’on a faim.
Voici une liste non exhaustive des raisons — que l’on pourrait qualifier d’excuses — pour lesquelles les gens mangent :
Par habitude
Il semblerait qu’on ait perdu toute connexion avec son corps. La plupart d’entre nous mange machinalement, tout bonnement parce que c’est l’heure du petit déjeuner, du déjeuner ou du dîner — sans se soucier de ce que notre corps exprime, en l’ignorant tout simplement.
Par gourmandise
Très souvent on se retrouve à grignoter sans faim aucune, nos sens mis en éveil : attiré par une odeur alléchante, une vitrine pâtissière, poussé par une publicité qui déclenche une envie irrésistible.
Pour remplir un vide émotionnel
Il arrive qu’on se tourne vers la nourriture afin de remplir un vide émotionnel ou combler un état de stress. La nourriture a cette faculté de nous apporter une forme de soulagement et un réconfort certain.
Par socialisation
Une autre bonne raison pour manger, c’est lorsqu’on est heureux et que l’on socialise. On brandit alors sa phrase fétiche : « Il faut bien profiter un peu de la vie », « Je suis un bon vivant », « Je suis un épicurien » — une phrase qui semble tout cautionner. On s’octroie alors un 2ème ou un 3ème verre d’alcool, on tend sa main encore et encore vers les amuse-gueules, ou on se ressert une deuxième portion de lasagne — et pourquoi pas un deuxième dessert !
Par tristesse
Parfois on mange lorsqu’on est triste et qu’on s’apitoie sur son sort. « Au point où j’en suis, pourquoi me priver en plus de manger ce qui me fait plaisir. De toute manière, tout va mal dans ma vie. Je n’arriverai jamais à perdre ce poids. Personne ne voudra jamais de moi. »
Par « obligation »
Parfois on est « forcé » de manger. On n’en avait pas envie. On avait justement pris la décision de faire attention, mais… c’est Noël, il y a un repas de famille, on est invité. Ce n’est pas comme si on pouvait dire « non ».
Par ennui
Et qu’en est-il de ces moments où l’on s’ennuie tout simplement ? N’ayant rien à faire, n’ayant aucune passion vers laquelle se retourner, on se dirige vers le placard de la cuisine ou le frigo — parce qu’il faut bien passer le temps.
Par automatisme
Et puis il y a celles et ceux qui ont créé des automatismes, des associations : manger en regardant la télévision est un véritable combo gagnant, un repas sans dessert n’est pas un repas, prendre un café devient l’excuse magistrale de manger du chocolat.
Ce n’est pas pour rien qu’on a inventé le « café gourmand » !
Il semblerait qu’il y ait toujours une bonne raison pour manger qui soit rarement synonyme de « faim ». Et le fait qu’il y ait une profusion de nourriture à portée de main, partout où l’on va — à la station-service, chez le marchand de journaux, à la caisse du supermarché — ne rend pas les choses plus faciles.
Alors je te pose la question : où en es-tu avec la nourriture ? Quelle relation entretiens-tu avec elle ? Peux-tu dire que tu es en paix avec ton assiette ?
3. Évaluez votre paix avec la nourriture : la check-liste des 13 points
Voici une check-liste qui comporte 13 cases à cocher. Il te suffit de cocher celles qui sont « vrai » pour toi. Prends le temps d’y répondre.
Il est l’heure de se mettre à table, de te cuisiner un peu en te réappropriant ton corps et en te mettant véritablement à son écoute.
1° Je mange seulement lorsque j’ai faim.
2° Je ne suis pas obsédé par la nourriture : j’ai d’autres occupations qui me passionnent dans la vie et tout ne tourne pas autour de la nourriture — l’envie de manger, la peur de succomber, la culpabilité d’avoir succombé.
3° Je respecte le repos de mon système digestif en lui accordant des laps de temps (quelques heures) pendant lesquels je ne mange pas.
4° Je prends le temps de manger et j’y consacre toute mon attention. Le repas est un moment de plaisir que je prends en toute conscience. Je m’assieds pour manger, sans regarder la télé, lire, travailler. Toute mon attention se focalise sur ce que je suis en train de manger.
5° Je prends le temps de mâcher mes aliments en ayant conscience des différentes textures, saveurs et sensations dans ma bouche.
6° Je suis à l’écoute de mon corps, de mon guide sensoriel interne tout au long du repas : « J’ai très faim », « Je commence à me sentir rassasié », « Mon ventre commence à être plein », « Je suis en train de dépasser la limite », « J’ai trop mangé », « Je me sens mal ».
7° Je suis en paix au moment de manger. Je veille à prendre conscience de mes émotions au moment de passer à table. Je mange pour l’unique bonne raison : parce que j’ai faim — et non pas parce que je suis en colère, stressé ou en train de m’ennuyer.
8° Lorsque j’ai trop mangé, je ne compense pas en faisant une activité physique de manière excessive. Je ne me punis pas en m’astreignant à des heures de cardio. Si j’ai mangé un peu plus, je sais me réguler et manger un peu moins au prochain repas.
9° Je ne suis pas obsédé par les chiffres : les calories, le numéro qui s’affiche sur ma balance.
10° Mon poids est stable tout le temps à 1 ou 2 kilos près. Il ne fluctue pas — ou alors de manière naturelle (au cours de la journée, au moment des règles).
11° Je quitte la table en me sentant léger, jamais avec la sensation d’avoir trop mangé.
12° J’ai un sentiment de reconnaissance, de gratitude pour le repas que je viens de manger. Aujourd’hui, on a accès à de la nourriture très facilement, à tout moment de la journée. Étant immédiatement disponible, la valeur de la nourriture se perd totalement.
13° J’ai conscience des aliments que je mange et de ce qu’ils m’apportent. Je choisis des aliments de qualité — biologiques, de proximité, bons pour ma santé.
4. Les 3 vitamines essentielles à ajouter à chaque repas
Pour conclure, avant de te mettre à table, pense à ajouter à ton repas les ingrédients véritablement essentiels :
Vitamine P — Présence
La Présence au moment de manger est le seul véritable ingrédient qui te nourrisse.
Fais-en l’essai : mange en étant dispersé et tu verras que, bien que tu quittes la table le ventre bien rempli, ton cœur au niveau émotionnel sera vide.
La présence, dans tous les domaines de notre existence — que l’on en ait conscience ou pas — est l’aliment qui apporte un sens à la vie, qui nous nourrit de l’intérieur.
Être à l’écoute d’une personne qui te parle a le pouvoir de nourrir à la fois le locuteur et l’interlocuteur. Savoir écouter sans être dispersé, en étant totalement présent, cela te nourrit de l’intérieur. Tout comme être écouté par quelqu’un, sans être interrompu, apporte soulagement et réconfort — d’autres termes qui sont des synonymes du mot « nourrir ».
Vitamine A — Amour
Prends plaisir à préparer tes repas. Mange en savourant chaque bouchée et sois reconnaissant pour cette assiette qui est devant toi.
Vitamine T — Temps
Prends le temps de manger. Évite de manger sur le pouce ou en étant distrait. Accorde-toi un moment pour manger — assis, en toute conscience.
Ce que je vous explique vous semble logique ? Prenez le temps de réfléchir avant d’agir.
Cet article vous a touché ? Partagez-le et laissez un commentaire ci-dessous — combien de cases avez-vous cochées ?
Envie d’aller plus loin ? Découvrez aussi :
- Les 8 ingrédients les plus toxiques dans votre alimentation
- Compote de pommes vs Cola : laquelle contient le plus de sucre ?
- Le bio peut vous tuer
Philippe & Barbara LAMACHE co-auteur de cet article — Coach sportif, mental et nutritionnel depuis 40 ans.
Sharing is caring!

